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Situyanfu Touche pas à ma forêt !

Situyanfu

Touche pas  à ma forêt !

La forêt classée de Situyanfu est à cheval entre les CRD (Communauté rurale de développement) de Kolinté et de Souguéta dans Kindia, la cité des agrumes. Le 18 mai, elle a été le cadre d’une visite d’étude d’une vingtaine de journaleux environnementalistes de la sous-région, réunis à Cona-cris depuis le 16 mai, autour du thème : «Partage des stratégies de gestion durable des ressources forestières et d’adaptation au changement climatique». La visite a permis à la presse de conférer avec les autorités des deux CRD et les communautés riveraines, sur la gestion de cette forêt.

 

Grandes infrastructures hydrauliques en Afrique de l'Ouest

Grandes infrastructures hydrauliques en Afrique de l'Ouest

Développantes mais...

Du 17 au 21 mai, à Hôtel Paloma, d'Accra, GWP/AO (Partenariat mondial de l'eau en Afrique de l'Ouest) et PNE/Ghana (Partenariat national de l'eau du Ghana), ont organisé un atelier, destiné aux éco-journalistes de la sous-région. Le thème, “Contribution des grandes infrastructures hydrauliques au développement durable des pays en Afrique de l'Ouest ”, est une invite à sensibiliser et  informer les journalistes sur la problématique de la gestion des ressources en eau et de leur mobilisation pour le développement en Afrique de l'Ouest.

Une vue du barrage d'Akossombo

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M. Nii Boi Ayebolele, Président de PNE/Ghana après le mot de bienvenue a dit que la gestion intégrée des ressources en eau est vitale aussi bien à l'économie et à l'environnement. Il ajouté que son organisme  vise à sensibiliser les décideurs politiques et ses consommateurs à bien gérer l'eau.

M. Dam Mogbanté, Secrétaire exécutif du GWP/AO,  a déclaré: "L'eau est un facteur indéniable de développement. Sa bonne gestion participe à la lutte contre la pauvreté et l'amélioration des conditions de vie des populations de nos pays.  Sa mauvaise gestion est facteur de dégradation des conditions de vie et dénote d'un manque de gouvernance globale"

L'Honorable John Tia Akologu, ministre ghanéen des ressources en eau a félicité les initiateurs de la rencontre. Pour lui, il est très important de former les professionnels des médias, lesquels sont appelés à informer. "Avec l'eau, on peut faire de l'agriculture, des barrages hydrauliques, la navigation, la pêche, le loisir, bref l'eau est indispensable à la vie de l'homme". Il s'est réjoui de la présence massive des femmes journalistes parmi les participants: "Ceci me réconforte et me rassure parce qu'au-delà du fait qu'elles soient des journalistes, les femmes jouent un rôle central dans la sauvegarde des ressources en eau." Le gouvernement ghanéen  octroiera des bourses de formation aux femmes journalistes en gestion de l'eau.

Deux sous-thèmes ont dominé: "Problématique des infrastructures hydrauliques: enjeux de développement économique en Afrique de l'Ouest". M. Ben Ampomah de la commission des ressources en eau du Ghana, a expliqué que l'Afrique de l'Ouest perd 5% de son PIB à cause des coupures d'eau, 2%, des coupures d'électricité, 25% du inondations, 5%, à cause du changement climatique. Il a déploré que seulement 17% des potentiel hydroélectrique soient utilisés de la sous-région très déficitaire en énergie électrique. Selon encore M. Ben Ampomah, la qualité de l'eau n'est pas bonne, en plus "Le traitement des eaux usées est très peu développé, ou presque inexistant. Les industries rejettent leurs eaux usées dans les rivières. Une pollution qui provoque des maladies"

"Les grands barrages et la prise en charge des impacts et risques associés: impacts environnementaux des barrages d'Akosombo et Kpong" sur le sujet, M. Nii Boi Ayibotele a dit que les barrage d'Akosombo et de Kpong au Ghana ont augmenté les capacités électriques au Ghana, au Togo, au Bénin, au Burkina Faso et en Côte d'Ivoire. Mais que le revers de la médaille est la prolifération des mauvaises herbes aquatiques néfastes aux pêcheries traditionnelles,  l'érosion du littoral, 740 villages submergés dans les périphéries des barrages. 80 000 personnes  (52 communautés) déplacées, les maladies hydriques.

Les journalistes ont visité les installations du barrage d'Akosombo, à quelques dizaines de kilomètres d'Accra et le village d'Apaaso dans la périphérie du barrage

Le barrage d'Akosombo....

Erigé sur la Volta en 1965, le barrage d'Akosombo est un rêve réalisé par le premier Président de la république du Ghana, Dr. Kwamé N'Krumah.  Mais laissons Mme Rhoda Arthur, chargée de la Communication de l'Autorité du fleuve Volta (VRA) nous en dire. "En 1915, un géologue autrichien a découvert le potentiel hydroélectrique du fleuve Akosombo. Le chef de l'Etat ghanéen, le Dr Kwamé N'krumah a réussi à mobiliser les fonds nécessaires à l'exploitation énergétique dudit fleuve auprès de la Banque Mondiale. Le barrage est fait de roches, d'argile et de sable." Mais même un tremblement de terre ne peut affecter les installations du barrage. La capacité de production énergétique du barrage est estimée à 1020 MW.  "La vision au début était l'industrialisation du Ghana. Le service qu'on pourrait rendre éventuellement aux pays voisins n'était pas une priorité. Mais aujourd'hui, tout le monde s'accorde à reconnaître l'importance du barrage tant pour le Ghana que pour les autres Etats qu'il approvisionne en électricité. Je cite le Bénin, le Burkina Faso, le Togo et la Côte d'Ivoire." Eclatant exemple d'intégration.

....et ses mécontents

Le Fleuve Volta

DSC05203Dans le village d'Apaaso, les sages se sont réjouis de la présence d'une vingtaine de journalistes ouest africains. Complainte d'un riverain "Avant l'installation du barrage d'Akosombo, nous n'habitions pas ici. Nous étions de l'autre côté du fleuve où nous avions nos champs et beaucoup de maisons. Pour nous réimplanter ici, nous n'avons bénéficié que d'une chambre chacun, pourtant certains d'entre nous avaient quatre ou cinq maisons en dur sur le site d'origine. Pourtant les autorités nous avaient promis monts et merveilles. Elles nous avaient dit que l'électricité serait gratuite pour nous. Quand le barrage a commencé à fonctionner, on nous a demandé de payer 200 cedis (monnaie locale du Ghana Ndlr) pour avoir de l'électricité. Nous avons perdu nos meilleures terres agricoles. A cause de cela, les jeunes ont choisi l'exode. On voulait que les autorités nous restituent au moins nos terres agricoles. Aucune oreille ne nous a écouté"

M. Emmanuel Martey, Chargé du programme recasement au VRA argumente: "Environ 80.000 personnes ont été affectées par l'implantation du barrage. Elles ont été dédommagées. A Apaaso, des terres étaient disponibles mais n'étaient pas attribuées. Il faut noter que l'attribution de la terre à une personne ne se faisait pas de façon automatique. Il fallait que les gens prouvent avec des documents à l'appui, l'appartenance de celle-ci. Après leur installation, ces villageois ont bénéficié pendant 4 à 5 ans d'un accompagnement constant du gouvernement. Pourquoi les autorités devraient-elles continuer à leur prêter une attention particulière? Ils veulent toujours être considérés comme des bébés et cela ne peut continuer. Il est temps qu'ils comprennent que le gouvernement ne peut toujours les assister"

2eme à partir de la gauche MM. John Tia Akologu, Nii Boi Ayebotele, Dan Mogbanté

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Pour terminer, M. Alban Bagbin, ministre des ressources en eau et de l'habitat du Ghana à invité les journalistes environnementalistes à soutenir les initiatives en matière d'eau et d'assainissement.

Kounkou Mara,

envoyée spéciale

   

Guinée Coup de pouce de Gorée Institute

Processus électoral en Guinée

Coup de pouce de Gorée Institute

"Soutenir la participation des femmes au processus de paix en Guinée", c'est le sujet sur lequel sept femmes venues de différentes organisations féminines guinéennes, actrices de la paix, ont réfléchi à l’initiative de Goree institute (GORIN), au Sénégal. La rencontre s'est déroulée du 24 au 26 mai, à Gorée. Objectif? Amener ces associations féminines à véhiculer le message de la paix pendant cette période fragile que la  Guinée traverse.

   

Centre culturel franco-guinéen Sory Kandia Kouyaté

Le CCFG rouvert !

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Le 9 avril, au cours d'une conférence de presse, M. Tobbie Nathan, Conseiller culturel à l'ambassade de France, a annoncé la réouverture du CCFG (Centre Culturel Franco-Guinéen) pour le samedi 17 avril. A cette occasion, un concert gratuit sera organisé, en collaboration avec Benedi Records, qui fait dans la promotion artistique et culturelle. " On fera beaucoup de bruits, pour faire comprendre aux gens que le Centre est rouvert. Nous fêterons la Francophonie en différé. Il y aura un concours de dictée portant sur l'Organisation entre les enfants, juste avant le concert." a déclaré M. Nathan avant de se prêter aux questions de la presse.

   

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